«
Au lieu de s’ériger contre une société civile en
mouvement et de brider les nouvelles formes d’organisation productives
ou créatrices, les droits de propriété intellectuelle
doivent évoluer en fonction de la nouvelle donne technologique, de
l’apparition de nouveaux acteurs et de nouveaux usages. Faute de quoi
le discours sur la contrefaçon et la défense de la propriété
intellectuelle apparaîtra de plus en plus comme la langue de bois d’un
temps qu’on croyait révolu, celui où « le peuple
avait par sa faute perdu la confiance du gouvernement », où «
ce n’était qu’en redoublant d’effort qu’il
pouvait la regagner » et où les autorités s’interrogaient
avec Bertolt Brecht, sur la solution : « Ne serait-il pas plus simple
alors de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? »
—
Guilhem Fabre